[10 mars] Commencement

Voila, vous le sentiez, vous aussi, je ne sais comment vous l'annoncer.
Elle était là, inéluctable, proche, intransigeante et implacable.
Elle était là, la fin.
C'est la fin.
Je voudrais vous dire adieu.
Cette aventure avec vous à duré presque un an et je suis fier d'être avancé sur ce chemin avec vous.
Je voudrais tout d'abord m'expliquer :
Oui, j'aimais écrire
Non, je ne regrette pas d'avoir passé un an à entretenir ce blog.
Mais je ne veux plus continuer.
Pour différentes raisons :
J'ai lu les chants de Maldoror
Je n'ai plus de temps
Je n'ai plus l'envie d'écrire comme j'avais avant.
Merci de m'avoir suivi pour certains presque un an, pour d'autres moins.
Merci.
Je vais peut-être un jour recommencer un blog ou alors continuer celui-ci.
Voila, c'est fini.

[Ce n'est pas la fin. Ce n'est même pas le commencement de la fin. Mais, c'est peut-être la fin du commencement.]
Winston Churchill

Sur ce, bonne continuation à vous

Bonne journée et si on ne se revoit pas d'ici-là, une bonne soirée et une excellente nuit

Votre dévoué,
Grozneuil

[Autre production en cours]

# Posté le mardi 10 mars 2009 14:48

Modifié le mercredi 11 mars 2009 10:02

[10 mars] Discours de Flo-flow pour ses 20 ans

Je vous transcris ce discours :
" Si vous êtes ici ce soir, c'est que vous êtes mes véritables amis, ou que vous avez un problème avec l'alcool, ou bien...
Ou bien vous êtes une raclure capitaliste à la solde du patronat, infiltré ici comme un de mes amis pour observer mes habitudes de consommation, les consigner dans un tableau et établir des fiches dans le seul but de pourrir ma boite mail tel "Robert Pichon" responsable clientèle fictif d'un call center indien d'une entreprise du Paraguay du gouvernement fantoche de Pinochet après qu'il s'y soit récemment implanté et qui essaye avec toute la juiverie du monde de me refourguer depuis 8 ans les mêmes jouets pour enfant de couleur jaune avec une peinture à base de plomb et des chaussures lumineuses !
HEIN ?!! C'EST ÇA L'AMITIÉ POUR VOUS !?"

[Citer les pensées des autres, c'est regretter de ne pas les avoir trouvées soi-même.]
Sacha Guitry

Sur ce, je m'en vais

Bonne journée et si on ne se revoit pas d'ici-là, une bonne soirée et une excellente nuit

Votre dévoué,
Grozneuil
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# Posté le mardi 10 mars 2009 14:41

[3 mars] Clope (avec Co')

Je suis là, devant mon écran, seul, mon seul réconfort vient de mes deux doigts qui tiennent ma clope, cette sucette à cancer.
Elle me ronge, elle me mange de l'intérieur, je la sens lentement s'écouler en moi.
Je sens chaque bouffée.
Mais c'est mon seul réconfort, elle me manque si elle n'est pas là, elle me rassure, me permet de ne pas être seul.


C'est un geste si simple au fond. Qu'on fait sans réellement y penser. Il suffit de la rouler ou de la sortir de son paquet, un geste de bas en haut pour la coincer entre nos lèvres, c'est parfois le seul contact qu'elles ont d'ailleurs. On cherche quelque chose pour l'allumer. Second geste de bas en haut, on appuie, on fait rouler, ça devient rouge et on aspire. Puis ça devient automatique. On aspire, expire ... La première fois on tousse c'est vrai. On trouve même souvent ça dégeulasse. Mais on y revient et au final ça devient tellement automatique. On a besoin d'elle comme de quelqu'un qui nous manque.

Et elle nous manque.
Je me rappelle de la première fois, c'était un soir, avec des amis, elle me tendait les bras, j'ai voulu essayer.
Erreur.
Je l'ai senti se faufiler en moi, dans ma gorge, dans mes poumons, elle était là, présente, brulante et violente.
Bien sur, elle m'a fait tousser.
Je l'avoue, je ne m'attendais pas à ça.
Puis finalement elle m'a séduit, j'en suis devenu l'amant, et elle mon amante. Et maintenant, je l'aime, avec ses formes gracieuses, ses caresses langoureuses et son gout unique. Elle m'apporte un plaisir infini quand je la sens glisser lentement de ma bouche à ma gorge, de ma gorge à mes poumons, de mes poumons à ma gorge, de ma gorge à ma bouche et de ma bouche à l'air libre. Elle s'enfuie de moi, comme une femme s'enfuie lors d'une étreinte trop forte.
Tout en beauté, en élégance.



Je me suis rendu compte depuis déjà un long moment que je ne peux plus m'en passer. Plus les heures passent. Plus je me sens mal. Comme une amoureuse dont on ne pourrait être séparé qu'un laps de temps court. Je résiste je résiste car j'aime me sentir forte, j'aime sentir que je ne suis ne suis soumise a rien et que le choix n'appartient qu'a moi. Que ce geste si simple c'est bien ma tète qui en décidera. Et puis je commence à ne plus réussir a penser, je ne m'entends plus dans ma tête, une sorte de gong aigu se faufile entre chacune de mes idées. Puis de ma tête, ça descend, et ce manque s'aventure jusqu'à mes poumons. Et même en plein air, j ai l impression de suffoquer. Que, même si je prends une grande bouffée d'air, il y manque quelque chose. Comme si je ne pouvais pas inspiré à fond. Comme lorsqu'on prend sa respiration avant de mettre la tête sous l'eau. On pourrait comparer ça à notre respiration avec des bouteilles d oxygène. ça ne devient plus naturel et chaque inspiration me coute.

Moi aussi chaque inspiration me coute... très cher. La ressemblance avec une femme est incroyable. Elle me tue, me fait souffrir, me prive de mon oxygène, me coute cher, mais je l'aime. Et je ne peux pas m'en passer. D'ailleurs, elle m'appelle. Allez, filtre, feuille, tabac, briquet, ces gestes, je les ai déjà fait mille fois, plus même, toujours les mêmes et toujours différents.


La ressemblance avec une femme. Avec l'amour. Bien sur, tout ce qui est du domaine du manque et du désir s'y rapporte toujours finalement. Et puis, l'amour finit toujours mal. C'est alors a ce moment la que la cigarette devient encore plus ... plus indispensable. Et plus fréquente. Elle sert vraiment à tout. A combler un manque. Quand on a envie de rien faire, on peut toujours l'allumer et cracher. Cracher sa fumée. Cracher sa tristesse. On espère que tout sortira en même temps.
Parce qu'au fond c est quoi une cigarette à part comme il l'a dit ; un filtre une feuille du tabac ? N'a t il pas l impression comme moi qu'avec ces quelques ingrédients il devient quelqu'un de différent le temps de quelques minutes ?

Changement, voila, elle me change, elle me fait devenir quelqu'un d'autre. Comme une femme toujours. Elle me fait être à part et pourtant ressembler à tout le monde, un geste, une parole, une pensée. Un geste, je roule ma clope. Une parole, je demande du feu. Une pensée, je veux fumer. Quand je ne pense à rien, je pense à elle, elle est toujours présente, dans mes pensées dans mes gestes, j'en suis imprégné, elle est en moi.


Et puis, quand on a plus l'impression d être quelqu'un. Quand on a l impression d être personne même. Sentir la fumée pénétrer dans notre corps, ça nous rappel qu'il existe ce corps. Comme une femme. Encore.

Et puis elle nous laisse tremblant, fatigué, essoufflé, pantois, mais l'esprit calme.
Comme une femme. Toujours.


Mais on peut l'arrêter elle, avec beaucoup de volonté et quelques souffrances. On peut réussir à s'occuper sans elle, on peut réussir a respirer normalement sans elle, on peut réussir a être quelqu'un sans elle. Pas comme une femme. Justement.


Sur ce, c'était Co' et moi dans un de nos moments d'égarement.

Bonne journée et si on ne se revoit pas d'ici-là, une bonne soirée et une excellente nuit

Votre dévoué,
Grozneuil

# Posté le mardi 03 mars 2009 08:38

[2 mars] Filles

Tiens, je viens de remarquer quelque chose...
Les filles avec moi sont :
Prises, Pas intéressées, Idiotes, Sur quelqu'un d'autre.
(plusieurs choix possibles)
Ou sinon c'est que j'ai vraiment pas de chance...
Enfin bon 463 jours c'est pas si long que ça...
Finalement, je me suis rendu compte que plus j'écrivais sur mon blog, moins j'avais de copine.
Il y a surement une relation de cause à effet.
Mais dans quel sens ? (non au fond, pas de blagues vaseuses !)
Devrais-je vraiment, avec tout ma grandeur et toute ma noirceur qui fait que je suis ce que je suis ce qui me pousse d'ailleurs à rester célibataire qui d'ailleurs, quand on y pense, est plus une façon de penser qu'un état psycho-social, vous ne trouvez pas ? Enfin bon de quoi je parlais ? Pff vous ne suivez pas, enfin !! Alors ça c'est une des choses les plus dur à accepter lorsqu'on écrit, je me suis perdu, mais c'est normal, je m'interromps tout le temps ! Et puis après bien sur, je ne sais plus ce que je disais l'instant d'avant, mais je ne me rappelle même plus du sujet de cet article ! Ah oui les filles...
Oulah il y a tant de choses à dire (et tant de choses à ne pas dire)...
Comment voulez-vous rester crédible, intelligent, passionné, intéressé, aimable, concentré et marrant quand vous êtes en face d'une fille qui vous parle de vous et d'elle au 56ème degré, soit on à l'impression de comprendre de quoi elle parle et on se plante lamentablement, soit on ne comprend absolument pas et on se retrouve à se demander si la variation hebdomadaire de la concentration massique de l'atome de carbone est plus ou moins intéressante que le dialogue de sourd que vous tenez...
Puis, au fil de la conversation, vous vous apercevez que la variation hebdomadaire de la concentration massique de l'atome de carbone est plus compréhensible que le discours d'une fille (et du mien...) qui d'ailleurs ne tiens pas compte que vous suiviez ou que vous regardiez le mur en vous demandant quelle peinture ils ont utilisés pour peindre et vous assaille de vérités, de tristesse, de contre-vérités, de certitudes et de phrases toutes faites.
Ah, comme ça serait beau la vie si tout le monde disait vraiment ce qu'il pense, bien sur, les marchands, les assureurs, les italiens et les religieux disparaitraient, mais ça arrangerais quand même de beaucoup les rapports humains...

[La plupart des jeunes femmes sont rebutées par des avances trop précises. Sinon, c'est que je manque réellement de chance.]
Groucho Marx

Sur ce, je m'en vais écouter du Boris Vian

Bonne journée et si on ne se revoit pas d'ici-là, passe moi ton numéro, je te rappellerai.

Votre dévoué,
Grozneuil
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# Posté le lundi 02 mars 2009 14:31

[26 février] Nuit noire

Un jeune homme de 24 ans est mort cette nuit d'une défenestration inexpliquée. La police soupçonne un suicide. L'homme était interné à l'hôpital psychatrique de Nantes.


Il fait nuit, nuit noire.
J'ai peur des monstres.
Ils sont là, je le sens.
Ils me regardent de leurs yeux noirs.
J'entends des frottements, des murmures.
Ils attendent que je dorme pour me sauter à la gorge et boire mon sang.
Je les sens.
Il y en a un sous mon bureau, un gros monstre tout poilu, avec de la bave sur le menton, attendant avec impatience que je m'endorme.
Je le sais, ils sont là, ils sont venus me chercher.
Ils m'ont déjà tout pris, mes parents, ma s½ur, mes amis, ma famille.
Il ne reste plus que moi.
Je suis seul contre eux, j'ai sommeil.
Je sens que je m'endors.
Non, il ne faut pas.
Il faut que je résiste.
J'ai encore entendu un bruit, ils sont tous proches maintenant.
J'ai peur, je dois partir.
Ils sont devant la porte, je les sens.
Il ne me reste que la fenêtre...

[Mais sait-on quels sont les sages et quels sont les fous, dans cette vie où la raison devrait souvent s'appeler sottise et la folie s'appeler génie ?]
Guy de Maupassant

Sur ce, je m'en vais lire le journal.

Bonne journée à vous, et si on ne se revoit pas d'ici-là, une bonne soirée et une excellente nuit

Votre dévoué,
Grozneuil
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# Posté le mercredi 25 février 2009 18:55